Ce mercredi 15 juillet 2026, Laurence Ferrari s’est livrée à cœur ouvert dans le podcast Conversations avant la fin du monde, animé par Julia Layani. Si elle a d’abord évoqué ses quarante ans de carrière à la radio et à la télévision, la journaliste a aussi bien voulu aborder des sujets beaucoup plus personnels, comme sa relation avec son père, Gratien Ferrari, ancien homme politique qu’elle a toujours profondément admiré, ou encore le décès brutal de sa mère, Bernadette Simonato, survenu il y a trente-sept ans.

En effet, alors qu’elle était âgée de 21 ans, Laurence Ferrari a dû faire face au suicide de sa mère, qui s’est jetée sous un train en 1989. "C’est évidemment l’un des moments les plus difficiles de ma vie. J’ai appris à me blinder mais ce n’est pas facile, c’est un sujet douloureux", a-t-elle confié.

Une double peine

Et d’expliquer, la voix brisée par l’émotion, que si la perte d’un parent est toujours douloureuse, perdre sa figure maternelle l’est encore plus, notamment lorsque celle-ci décide de mettre fin à ses jours.

Une mort tragique d’un parent, c’est difficile. Un suicide, c’est doublement difficile parce qu’il y a la notion d’abandon et qu’au fond, quand on est abandonné par sa mère, c’est difficile à digérer. 

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Laurence Ferrari @ CNews

Mais celle qui a refait sa vie avec Renaud Capuçon a appris à relativiser, n’ayant d’autre choix que d’aller de l’avant pour s’en sortir. "Il faut choisir après, vous en faites quoi ? Une force ou une faiblesse ? J’ai décidé d’en faire une force. Si je résistais à ça, je résistais à tout. Donc j’ai avancé avec mon courage et ce n’était pas facile", s’est-elle souvenue.

D’autant plus qu’elle refuse que ce drame qui l’a profondément marquée définisse la femme qu’elle est devenue. Raison pour laquelle elle n’évoque le sujet qu’en de rares occasions. "Ça fait partie de mon parcours de vie, je m’en suis servi comme d’une force mais j’étais ce que j’étais, j’étais déjà quelqu’un d’assez fort avec du tempérament", a-t-elle assuré.

C’est arrivé, ça a évidemment brisé beaucoup de choses. Ça m’a construite mais ça ne me définit pas. 

Une terrible annonce

En 2018, Laurence Ferrari est revenue sur cette terrible journée où elle a appris la mort tragique de sa maman. "J’étais à la rédaction d’Europe 1, je dictais le journal de 13 heures. Une amie chère m’a appelée et m’a dit très délicatement : “Il faudrait que tu appelles chez toi, je pense qu’il y a un problème". Elle le savait mais elle ne me l’a pas dit”, a raconté la rédactrice en chef politique de Paris Match.

C’est finalement l’une de ses deux petites sœurs qui a eu à l'informer par téléphone de la triste nouvelle.

"Maman est morte". C’est la première phrase que j’ai entendue. Mes jambes ont lâché, je suis tombée par terre. C’était un tel choc ! Inimaginable.

Cependant, une fois le choc passé, l’aînée de la fratrie n’a pas tardé à se ressaisir, ravalant son chagrin pour mieux soutenir les siens : "Sur le chemin pour aller rejoindre Emmanuelle, j’ai versé toutes les larmes de mon corps. Mais quand j’ai passé le seuil de la porte, j’ai arrêté de pleurer".

Je savais que je devais être forte pour ma petite sœur. Nous sommes allées à Aix-les-Bains  rejoindre notre sœur Sophie et toute la famille.

Le 9 juillet dernier, Laurence Ferrari a présenté son dernier numéro de l'émission Punchline, avant la rentrée. Comme elle l’a dévoilé avant de rendre l’antenne, c’est Olivier de Keranflec'h que les téléspectateurs retrouveront durant la période estivale. L’occasion pour la mère de famille de "prendre un petit break", pour "revenir en pleine forme (…) avec plein de nouveaux projets et plein de nouvelles idées".