À 67 ans, Laurent Baffie continue de cultiver un art très personnel de la confession, toujours teinté d’autodérision. L’humoriste, connu pour son franc-parler et son humour parfois abrasif, a accepté de se livrer sur un sujet intime : les différentes retouches esthétiques auxquelles il a eu recours au fil des années.
Invité de l’émission 50’ Inside sur TF1 le samedi 3 janvier dernier, Laurent Baffie a abordé sans détour ce rapport particulier qu’il entretient avec son image. Loin de l’époque où il incarnait le trublion redouté de Tout le monde en parle, aux côtés de Thierry Ardisson, Laurent Baffie semble aujourd’hui plus apaisé mais toujours aussi piquant.
Laurent Baffie a commencé par des implants capillaires
Alors qu’il est actuellement à l’affiche de son spectacle Oh p**n Laurent !, joué chaque vendredi à La Gaîté Rive Gauche depuis début décembre, l’humoriste a profité de cet entretien pour expliquer ce qui l’a poussé à franchir le pas de la médecine esthétique.
“Je perdais mes cheveux, donc je me suis rasé une fois pour voir et je n’avais pas la gueule de Bruce Willis”. Constat sans appel. Face à ce reflet qui ne lui plaisait guère, Laurent Baffie décide alors d’agir. “J’avais une tête de con donc j’ai fait des implants et je suis très très douillet”. Préférant éviter toute souffrance inutile, il opte pour une anesthésie générale, une décision qui va ouvrir la porte à d’autres ajustements.
Profitant de cette intervention, il choisit de corriger ce qui, selon lui, lui donnait en permanence l’air fatigué : “J’avais des valises sous les yeux qui me donnaient l’air fatigué. Comme j’étais hypocondriaque, les gens me disaient : ‘Ah tu as l’air malade, t’es fatigué ?’”. Un détail qui, à force de remarques répétées, finit par devenir un véritable complexe. “J’ai fait ça, je devais avoir 60 balais”.
"J’ai l’équivalent d’une fermette en Normandie sur la gueule"
Isabelle Ithurburu n’a pas manqué de rappeler une phrase devenue culte, que Laurent Baffie avait lui-même formulée par le passé : “Entre les tifs, les valises et les ratiches, si on fait les comptes, j’ai l’équivalent d’une fermette en Normandie sur la gueule”. Une formule fidèle à son sens aigu de la métaphore… et de l’autodérision.
Interrogé sur d’éventuelles futures retouches, l’humoriste conclut avec la même liberté de ton qui fait sa marque de fabrique : “Il y a le blanchiment de l’anus, mais j’ai craqué au bout de 2 séances”. Preuve que, même lorsqu’il parle de sujets très personnels, Laurent Baffie ne renonce jamais à son humour irrévérencieux.