Y a-t-il une vie après la mort ?, aux éditions Robert Laffont, est un ouvrage de Thomas Stern à paraître le 22 janvier prochain. Veuf depuis le décès de son épouse Catherine Laborde, survenu il y a un an des suites de la maladie à corps de Lewy, maladie dégénérative similaire à la maladie d’Alzheimer, Thomas Stern a souhaité écrire sur son rôle d’aidant, lui qui a accompagné celle qui a été diagnostiquée en 2014 jusqu’à la fin de sa vie.
Thomas Stern sur les difficultés rencontrées face à son épouse malade
C’est au micro de Marc-Olivier Fogiel que l’époux de l’ancienne présentatrice météo de TF1 a bien voulu se confier sur les difficultés rencontrées en raison de la maladie, venue chambouler le quotidien du couple qu’il formait avec Catherine Laborde.
“Ça devenait difficile avec les troubles du langage parce que, si elle comprenait ce que je disais, moi je comprenais de moins en moins ce qu'elle voulait me dire (…) on ne pouvait plus communiquer comme on l'a toujours fait”, a-t-il fait savoir avant d’ajouter toutefois : “Mais il restait les gestes, l'émotion, la tendresse”.
Il a notamment évoqué les nombreuses chutes et “crises hallucinatoires” dont son épouse était victime.
“Les malades à corps de Lewy sont des somnambules. Si elle est attaquée par un chien dans un rêve, elle se lève et elle court. C'est dangereux parce qu'elle dort, donc elle peut se blesser”.
Malgré tout, il affirme qu’elle a su rester “la douce Catherine jusqu'au bout”.
Hors de question de placer Catherine Laborde dans un centre
Son livre se veut un hommage aux aidants. Thomas Stern connaît bien la difficulté de ce rôle.
“Il faut maintenir dans l'humanité quelqu'un qui s'en éloigne sans arrêt. Il faut aller jusqu'au bout de l'idée que c'est un être vivant, que c'est un être qu'on aime et qu'il faut maintenir cette relation”, a-t-il confié avant d’avouer : “J'ai failli me tuer deux fois”.
En effet, il lui est arrivé de tomber à la renverse sur la chaussée alors que la circulation était dense. “Quand le corps ne peut plus, il le fait savoir”, a-t-il expliqué. Cependant, hors de question de placer son épouse dans un centre.
“Je n'étais pas seul et ses filles ne voulaient pas non plus”, a-t-il poursuivi avant d’en dire plus sur la mort de sa femme.
“Le système d'ultra-vigilance dans lequel je vivais s'est arrêté subitement. Et ça a fait du bien, bien sûr. C'est une espèce de tourment qui s'arrête”.