Du haut de ses 44 ans, Christine Berrou connaît un joli parcours professionnel. Révélée au Jamel Comedy Club en 2012, elle a su s’imposer sur scène avant de, petit à petit, se faire une place dans les médias. Les auditeurs d’Europe 1 ont déjà pu l’entendre dans l’émission Ça fait du bien, avant qu’elle ne rejoigne RTL. À la télévision, c’est en tant que chroniqueuse dans Télématin et dans l’émission Piquantes ! qu’elle a su briller.
Si Christine Berrou sait manier l’art des mots, elle ne met pas seulement ce talent au service de son humour, mais aussi de son écriture, puisqu’elle est également écrivaine.
Christine Berrou : un appel en visio qui dérape
Christine Berrou gravite donc autour de célébrités et de personnalités bien connues des Français. S’il y a une rencontre qu’elle n’est pas près d’oublier, c’est celle avec un animateur qu’elle a eu l’occasion de voir tout nu dans son lit.
C’est sur les réseaux sociaux qu’elle s’est exprimée, revenant sur la culture du « il ne faut pas faire d’histoire » qui aurait été imposée par « nos parents ».
En marge de l’affaire Patrick Bruel, Christine Berrou est revenue sur des faits qui se seraient déroulés en 2011, alors qu’elle jouait « dans un comedy club qui s'appelait Le Pranzo, avec beaucoup d'humoristes qui sont devenus connus aujourd'hui, notamment Kev Adams ».
« À l'époque, on faisait beaucoup de photos et on les postait sur Facebook. Un jour, j'ai ce célèbre animateur télé qui vient me parler en chat et il me dit : "Ah, tu connais Kev Adams ? C'est vraiment le phénomène, je prépare une interview sur lui, est-ce que tu accepterais qu'on discute et que tu me donnes des informations sur lui ?" Alors moi, bien sûr, je suis très impressionnée parce que c'est un monsieur que j'ai vu à la télé pendant toute mon enfance, donc je dis oui. Il me propose un Skype un soir à 18 h et je suis ravie de papoter avec lui et de lui donner des anecdotes sur Kev. »
Christine Berrou ne s’imaginait alors pas qu’en acceptant cet appel, elle allait le voir « tout nu dans son lit ».
Forcée de côtoyer l’animateur sur son lieu de travail
Face à cette situation, et dans un état de « sidération », Christine Berrou tente de rester professionnelle, mais l’animateur avait clairement d’autres intentions en tête.
« Au bout d'un moment, il essaie de me draguer, de me faire parler de sexe. Il voit bien que ce n'est pas possible et il finit par me dire : "Je n'ai pas de temps à perdre avec une gamine", et il me raccroche à la gueule. »
Des années plus tard, alors que cet animateur s’apprêtait à rejoindre l’équipe du média pour lequel elle travaillait, elle partage son récit, mais cela ne change rien. On fait « comme si de rien n’était » et cet animateur parvient même à devenir ami avec des connaissances de Christine Berrou.
« Je pense qu'on ne sait pas toujours évaluer la gravité des choses parce qu'on a hérité de la culture du : il ne faut pas faire d'histoire, de nos parents. »
Elle souhaite désormais que la société puisse « bâtir la culture du : ce n'est pas faire des histoires, c'est empêcher qu'elle continue ».