Il y a des figures familiales qui laissent une empreinte indélébile, et pour Marianne James, cette empreinte porte le prénom de Jacqueline. Décédée le 1ᵉʳ octobre 2024 à l’âge de 88 ans, sa mère continue de vivre à travers les mots et les souvenirs de l’artiste, qui n’hésite pas à lui rendre hommage dès qu’elle en a l’occasion.

Marianne James au sujet de sa mère : "Un vrai Vésuve"

De passage sur le plateau de C à Vous sur France 5, le samedi 10 janvier 2026, Marianne James s’est laissée aller à une confession rare. Invitée dans le cadre de la promotion de la saison 2 de la série Face à Face, dans laquelle elle incarne Agnès Tancelin, elle a accepté de revenir sur l’éducation qu’elle a reçue et sur la place déterminante qu’a tenue sa mère dans son parcours.

Sans détour, la chanteuse et comédienne a décrit une femme exigeante, parfois déroutante, mais profondément formatrice. Elle confie : "Elle a beaucoup donné. Pas de mimis, pas de la tendresse", précisant toutefois avoir pu apaiser leur relation dans les dernières années.

Une sévérité assumée, presque militaire, qu’elle résume avec franchise : "Comme dit ma sœur Pascale, elle nous a dressées plutôt qu’élevées, mais elle a élevé sa famille, son mari, ses enfants". Un cadre strict qui, contre toute attente, a nourri sa trajectoire professionnelle. Elle en est convaincue : "Je pense que si je fais ce métier, c’est grâce à elle parce que, toutes les fois où j’ai décroché, elle m’a attrapée comme une maman chat par la culotte et allez, on te remet dans un train".

Arrivée à Paris pleine d’espoir, Marianne James a pourtant connu le découragement. Après huit années à tenter sa chance, elle a failli renoncer. Sa mère, elle, avait une autre vision : elle voulait qu’elle persévère au moins dix ans. Un pari gagnant, puisque l’artiste admet aujourd’hui que "Elle a eu raison".

À chaque période de doute, Jacqueline Gandolfi répondait présente, inflexible mais protectrice. Un tempérament qu’elle décrit avec affection et humour : "Pas tendre cette femme, mais alors quel général d’armée. Un vrai Vésuve".

La drôle d'anecdote de Marianne James sur le "sexe faible"

Entourée dès l’enfance de femmes puissantes, Marianne James n’a jamais compris l’expression « sexe faible ». Une notion qu’elle prenait même au pied de la lettre, tant elle lui semblait absurde. Elle s’en amuse encore : "Comment est-ce que je pouvais imaginer que le sexe faible, c’était les femmes quand j’ai vu Jeanne, ma grand-mère, Jacqueline, ma mère, ma sœur Pascale et toutes les autres femmes autour de nous ?"

Avec le recul, elle livre une vision très personnelle de la force et de la fragilité : "La vérité est qu’il n’y a pas de sexe faible ou de sexe fort. Chez les hommes, il y a des gens plus fragiles, chez les femmes, il y en a des plus fragiles. Mais dans l’ensemble, je trouve qu’une femme est un véritable porte-avions".