Crash Air France Rio-Paris: Le BEA a rendu son rapport

Crash Air France Rio-Paris: Le BEA  a rendu son rapport

Air France Rio Paris

Le rapport d’enquête sur le crash du vol Rio-Paris qui avait causé la mort de 228 personnes en juin 2009,  vient d’être rendu publique jeudi dernier par le Bureau d’enquête et d’Analyses (BEA).

D’après le BEA, l’accident du vol Air France Rio Paris, serait dû à un ensemble d’erreurs humaines et de défaillances techniques.  Après 3 ans d’enquêtes, le Bureau d’Enquêtes et d’Analyses, vise des défaillances dût à l’ergonomie de l’avion mais aussi aux actions injustifiées des pilotes de l’Airbus A330.

Concernant l’élément déclencheur, le BEA confirme comme lors de ces précédents rapports, que c’est le givrage des sondes de vitesse Pilot, fabriqué par Thales,  qui a faussé temporairement la mesure des vitesses.

Deux événements ont conduit à l’accident, l’obstruction des sondes de vitesse Pilot et la non reconnaissance du décrochage. L’équipage dans un état de perte quasi-totale de la situation.

La mauvaise réaction de l’équipage lors de cet accident amène à penser a un défaut de leur formation. Les enquêteurs estiment même, qu’ils ont pu être induits en erreur par les directeurs de vol, des instruments qui auraient dû être coupé par l’équipage dès le début des anomalies.

Le directeur de vol donnait des ordres à cabrer qui ont probablement influé sur le pilote en fonction. Les pilotes se raccrochent à ce qu’ils suivent habituellement (…) Lorsqu’on a perdu conscience de la situation, on se raccroche à ce qu’on a l’habitude de suivre. En l’absence de formation spécifique … l’immense majorité des équipages aurait suivi les informations du directeur de vol.

De plus le BEA a tenté d’expliqué les raisons pour les quelles l’équipage n’a pas porté attention à l’alarme de décrochage qui a pourtant sonné à plusieurs moments.

La conséquence de l’absence d’identification de l’alarme sonore, de l’apparition au début de l’évènement d’alarmes furtives pouvant être considérées come non pertinentes.

D’après Sébastien David, responsable du groupe de recherche sur les facteurs humains précise qu’un stresse intense peut amener des personnes à ignorer des signaux d’alarmes. Jean-Paul Troadec, directeur du BEA a d’ailleurs ajouté :

Si le BEA pensait que cet accident était dû uniquement à l’équipage, on n’aurait pas fait de recommandations sur les systèmes, sur la formation, etc. Ce qui veut dire que cet accident aurait sans doute pu arriver à d’autres équipages.

La BEA précise donc l’importance de  la formation et de l’entrainement des pilotes pour qu’ils  aient une meilleure connaissance des systêmes d’avion en cas de situation inhabituelle.

Airbus a déclaré avoir pris les mesures obligatoires pour améliorer la sécurité aérienne. Précisant dans un communiqué que le groupe avait déjà commencé à travailler au niveau industriel afin de renforcer les exigences relatives à la résistance des sondes Pilot.

Quand à Air France, le groupe a tenu à défendre son équipage décédé dans le crash.

Le rapport du BEA décrit un équipage qui agit en fonction des informations fournies par les instruments et systêmes de bord, et du comportement de l’avion tel qu’il était perceptible dans le cockpit.

 

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